l\'indigné

Quels freins au licenciements abusifs et boursiers ?

Quels freins au licenciements abusifs et boursiers ?

C'est la politique capitaliste à vocation totalitaire qui détruit l'économie au profit de la spéculation et du seul profit devenu incompatible avec l'emploi.

"Qu'a-t-on promulgué pour arrêter le déchaînement des licenciements ? Pour au moins freiner cette permissivité sans frein ? En France, il existait, à défaut de lois, un contrôle administratif des licenciements : au-delà d'un certain nombre, une autorisation administrative préalable était exigée. Supprimé, nous l'avons vu, en 1986, ce contrôle n'a jamais été rétabli, et il n'est toujours pas à l'ordre du jour. La loi ne protège pas contre le scandale des mises au chômage arbitraires, spéculatives, qui, accessoirement, laissent revenir aux actionnaires et aux spéculateurs le profit intégral (aussitôt affiché en Bourse) qu'ils en tirent, tandis que les salariés licenciés, dont le malheur est à la source de ces bénéfices, n'en ont pas la moindre part. La loi est ici en défaut "

Viviane Forrester
Une étrange dictature - Fayard

La droite répète en boucle que : " l'absence de flexibilité dans la gestion de l'emploi décourage l'embauche." En 1986, le second gouvernement Chirac  a supprimé le contrôle de l’administration sur les licenciements instauré par le premier gouvernement Chirac en 1975 et dont les prémices existaient depuis la Libération. " L’établissement d’un nouveau mode de contrôle appartenait au programme socialiste de 1997, mais cette promesse n’a pas été tenue."

La présentation du projet de loi de la suppression du contrôle administratif précisait que " cet effort de déréglementation s’accompagne d’un renforcement du rôle du juge dans le contrôle a posteriori des raisons et de la procédure de licenciement économique."

Ce contrôle se révèle totalement inopérant face à la rapacité des actionnaires, des fonds de pensions, des banques et des directions des entreprises. 

" On ne peut pas laisser les seuls employeurs décider du sort de millions de salariés pour le plaisir de leurs actionnaires et des « ratios » bancaires, de la Bourse ou des pseudos agences de notation charlatanesques : tous recherchent leurs marges bénéficiaires maxima et bradent les emplois pour ça." ( Gérard Filoche)

" Au service des fonds de pension, dont elles dépendent désormais, les entreprises sont réduites à n'être plus que des éléments de leurs humeurs spéculatives, qui, dès lors, dictent aux « décideurs » - si l'on peut encore dire -leurs pratiques, leurs modes de production, leurs objectifs et, bien entendu, le nombre de leurs effectifs. Elles sont, désormais, gouvernées par les gestionnaires de ces fonds, ces « investisseurs institutionnels ». Ce transfert d'autorité a pris le nom de corporate governance : un « gouvernement », bien nommé, de spéculateurs qui surveillent et dirigent toutes les décisions, les directions prises.

Cette emprise de la corporate governance sur les entreprises, sur leurs structures, leur politique, leurs décisions, n'est pas sans rappeler celle du FMI sur les nations qu'il « aide » à condition qu'elles se placent sous sa coupe et que leur gestion corresponde à l'identique au modèle ultralibéral. À condition qu'elles se laissent coloniser - nations ou entreprises - par les représentants d'un régime à des années-lumière de toute réalité tant soit peu étrangère aux profits issus des fluctuations de marchés virtuels. On imagine à quel point sont alors sacrifiés, tels des pions sans valeur, les hommes et les femmes devenus les jouets de trafics financiers auxquels se trouve peu à peu réduite la vie en ce monde. Un monde où leur place ne semble plus guère prévue.

Ainsi, le premier signe exigé pour l'emporter dans la chasse aux fonds de pension, donc à des profits démesurés, réside dans l'abaissement du coût du travail, dans l'acharnement de stratégies aboutissant à des licenciements en quantités elles aussi démesurées. ( Viviane Forrester - Une étrange dictature p.144)

Tous ceux qui, au nom de l'Europe libérale et de la concurrence libre et non faussée, refusent de prendre la moindre mesure d’interdiction des licenciements sont à mettre dans le même sac.
" Dès l’éclatement de la crise, pendant l’été 2007, tous les gouvernements promettent de « moraliser le capitalisme », de « réguler la finance » et de « supprimer les paradis fiscaux ». Ils vont même jusqu’à sauver les banques après la faillite de Lehman Brothers en 2008, alors que, jusque-là, ils assuraient que les marchés étaient auto-suffisants, efficients et stabilisateurs. La crise financière, née des contradictions d’un capitalisme qui n’en pouvait plus d’écraser son salariat, ne pouvait déboucher que sur une crise économique, avec récession, chômage et misère à la clé. S’étant déjà auto-mutilés en défiscalisant les riches, les États voient alors, sous le coup de la récession, exploser leurs déficits et leur dette. Les plus fragiles d’entre eux sont les premières cibles de la spéculation, puis de fil en aiguille : Grèce, Irland, Portug, Espa, Ita, Fr… " ( Jean-Marie Harribey)

  : Grèce, Irland, Portug, Espa, Ita, Fr… " ( Jean-Marie Harribey)

3.png

Faujour, dessinateur

 

Faire largement circuler
 

Les exilés fiscaux

 
 
 
Qu’y a-t-il de plus scandaleux : que M. Bernard Arnault réclame la nationalité belge afin de préparer l’ « optimisation fiscale » de sa fortune — la première française et quatrième du monde — ou que les politiques publiques successives (en ...
France, en Belgique, ailleurs) aient offert de telles possibilités à leurs contribuables les plus opulents ? On ne peut libérer le marché des capitaux, laisser proliférer les paradis fiscaux, y compris en Europe, et se plaindre ensuite que les individus pour qui de telles décisions sont prises choisissent d’en tirer le meilleur profit.
 

 


0€ d'impot pendant 9 ans avec la Loi Duflot 2013
Cliquez ICI pour en savoir plus

Pichet investissement Pichet investissement
Pichet investissement
0€ d'impÔt pendant 9 ans Pichet
investissement Pichet investissement Pichet
investissement Pichet investissement Pichet
investissement Pichet investissement Pichet
investissement Pichet investissement Pichet

Pichet Investissement est une filiale du groupe Pichet, 9e promoteur immobilier au niveau national, et expert de l'immobilier depuis 25 ans. Ce lien avec le groupe Pichet permet à Pichet Investissement de vous trouver, parmi une gamme complète de logements, celui le plus en adéquation avec votre projet d'investissement. La pérennité du promoteur et son expertise dans les différents métiers de l'immobilier (foncier, construction, location, investissement locatif), vous assurent également une vision transverse sur votre investissement, pour un projet cohérent de bout en bout. Pichet Investissement commercialise des appartements neufs et des maisons neuves : que vous recherchiez à investir dans l'immobilier pour défiscaliser en loi Scellier, pour acheter votre résidence secondaire, ou pour préparer votre retraite, les experts de Pichet Investissement sauront trouver le logement en adéquation avec votre projet immobilier d'investissement. 

L'austérité, sans espoir de jours meilleurs, n'est pas viable pour les peuples - Alterfinance, La crise vous dite? - l'indigné, [PDF] 

Le spin-off crée-t-il de la valeur pour l'actionnaire ? Étude ... - iQuesta, PDF] 

Le néo-libéralisme, stade suprême - Hussonet - Free ( google), :  
LE NÉOLIBÉRALISME, STADE SUPRÊME ? 

 


24/12/2012
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 32 autres membres